Communication

Préparation aux stages

Bonjour tout le monde,

Dans une volonté d’orienter nos discussions vers des sujets pratiques, dont nous pouvons bénéficier dès la formation à la faculté et par la suite dans notre parcours professionnel, METHIC-EDU lance la série : préparation aux stages.

C’est une série d’échanges sur des thèmes identifiés par les étudiants lors des années précédentes et enrichis par des enseignants sur le terrain et des directions d’école.

Elle s’adresse à tous les étudiants à la formation à l’enseignement et à toute personne volontaire qui souhaite contribuer à l’échange.

Elle se veut un échange, où chacun pose des questions, donne des points de vue, et partage des expériences. Rien n’est absolu, et nous invitons chacun à apprendre à tirer parti de ces échanges, sachant que chaque milieu organisationnel aura ses propres configurations, et qu’il lui faudra s’ajuster continuellement. Et c’est dans cet esprit que les échanges se feront, car il n’existe pas un code de conduite ou une personnalité idéale à développer. Il s’agit juste de se mettre en contact avec l’autre et de forger son apprentissage de ces interactions.

Dans le panel, nous aurons plusieurs intervenants dont nous déclinerons l’identité au début de chaque échange.

Les thèmes abordées :

La ponctualité :

Nous discuterons dans ce premier point de la place prépondérante accordée à la ponctualité en contexte scolaire canadien. En général, elle exige :

– Même si l’obligation est habituellement d’arriver 15 min avant le début de la journée de travail, nous discuterons de la culture de travail en milieu franco-ontarien (mais aussi canadien en général) et de l’influence que cela pourrait avoir sur sa personne et sa carrière professionnelle. Nous nous donnerons le challenge d’arriver au moins 15 minutes avant pour tous nos cours et nos rendez-vous, et échangerons autour des défis que cela peut entrainer et des ajustements nécessaires. Nous commençons par ce premier pour que l’accompagnement soit utile pour chacun de nous dès les premiers jours de stage.

– d’arriver 3 à 5 minutes avant pour les transitions entre les cours; une des causes de frustrations régulières des collègues enseignants naissent des microretards qu’on pourrait accuser dans les transitions. Si nous les voyons souvent en termes de minutes, pour plusieurs enseignant et parfois pour une direction d’école, ça pourrait représenter un gros stress et des imprévus à gérer, en raison des contraintes professionnelles et organisationnelles qui découlent de ce microretard. Nous discuterons donc de comment alléger le stress aux collègues par une ponctualité exceptionnelle, organiser sa gestion de classe et sa programmation en tenant en considération ces contraintes, etc.

La connaissance de l’anglais

Bien que nous soyons dans un contexte qui défend vigoureusement la survie de la langue française, la méconnaissance de l’anglais passe presque toujours pour une incompétence. Après avoir fait une revue des perceptions autour de la méconnaissance de l’anglais, nous échangerons sur les ressources dont nous disposons pour améliorer notre niveau en anglais.  

Le vouvoiement

Le vouvoiement peut prendre une connotation très culturelle en contexte francophone au Canada. Pour certains, on se vouvoie quand on est fâché l’un de l’autre, pour d’autres, on n’a pas été familiarisé avec le vouvoiement dans l’habitus primaire, d’autres ont passé toute leur vie à vouvoyer les autres…. De l’insécurité linguistique qu’il crée aux barrières culturelles qu’il érige, nous aborderons la question du vouvoiement dans la pratique enseignante et comment trouver le juste milieu entre ses réalités professionnelles et son habitus primaire. Nous ferons une petite pirouette vers l’usage du « S’IL TE PLAIT », qui peut aussi prendre plusieurs sens selon l’interlocuteur.

La connaissance du contexte

Avant le début des stages, il est bien de connaitre le contexte de l’école dans laquelle on se rend. Plusieurs étudiants ne se rendent à l’école que le premier jour des stages, et ignorent complètement tout ce qui entoure la vie de l’école et des acteurs qui la compose. Cette situation pourrait être une grosse entorse, principalement si on n’a pas fait sa scolarité dans ce milieu. Nous discuterons dans ce point des différentes pratiques qui pourraient contribuer à s’acclimater à l’école même si on n’y est jamais aller. Nous nous attarderons dans ce point aussi sur le vestimentaire. Formel ou décontracté? Vérifier la culture de l’école et voir le contraste avec ses habitus personnels. Prendre conscience de son environnement et des habitudes vestimentaires. Quel est le niveau que je vais enseigner? Comment mon vestimentaire va-t-il affecter mon travail ? suis-je à la maternelle? À quoi vont ressembler mes journées et quel est le vestimentaire qui sied le mieux? Nous discuterons des difficultés qui peuvent en naître et des stratégies qui pourraient contribuer atténuer ces défis.

L’opinion personnelle

Une question parfois sensible en contexte franco-ontarien et pour plusieurs, on préfère garder le silence, car on ne sait jamais… mais ce faisant, on pourrait créer des torts à notre carrière. Loin de vouloir dire quoi faire, nous discuterons tous de comment s’y prendre, de l’intérêt de s’observer et d’observer les autres. Aussi de la nécessaire prise de conscience sur le fait que les gens attendent qu’on donne un point de vue, qu’on fasse une contribution.

L’élément ludique

C’est quoi le jeu en enseignement et qu’est-ce que cela représente en contexte franco-ontarien? Quelle que soit la forme que le jeu prend, les enseignants doivent développer l’élément ludique en eux. C’est une question quelque peu culturelle, et plusieurs personnes n’ont pas eu à déployer cette compétence dans la même proportion dans des postes d’enseignants antérieurs ou ne l’ont pas connu selon la configuration qu’il a ici chez nous. Nous en ferons le tour et susciterons la réflexion autour de cette question, tout en partageant les expériences vécues.

Nous y verrons également la nécessité de s’investir dans des activités parascolaires mais surtout celles dans lesquelles on a de la compétence et dans laquelle on peut s’investir avec plaisir.

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